- Définition et enjeux
La gouvernance désigne la manière dont les décisions sont prises, pilotées et suivies au sein de l’entreprise. Dans une démarche d’économie circulaire, elle joue un rôle clé car elle permet d’intégrer ces enjeux dans la stratégie globale, plutôt que de les traiter comme des actions isolées.
Pour une TPE/PME, structurer sa gouvernance sur ces sujets, même de manière simple, permet de donner une direction claire, d’impliquer les équipes et d’assurer une cohérence entre les objectifs économiques et environnementaux. Cela inclut notamment la définition d’objectifs, la répartition des responsabilités et le suivi des engagements.
Enjeux principaux :
- Donner une vision et un cap à l’entreprise
- Structurer la prise de décision
- Assurer la cohérence des actions
- Répondre progressivement aux attentes réglementaires et sociétales
- Que signifie un bon score ?
Un score élevé sur le pilier gouvernance indique que l’entreprise a déjà intégré les enjeux de durabilité et d’économie circulaire dans son mode de fonctionnement.
Concrètement, cela signifie que :
- La direction est engagée et moteur sur ces sujets
- Des objectifs clairs (même simples) sont définis
- Les responsabilités sont identifiées (même sur une petite équipe)
- Les décisions tiennent compte d’impacts environnementaux et sociaux
- L’entreprise anticipe certaines évolutions réglementaires ou attentes clients
L’entreprise ne subit pas la transition : elle commence à la piloter.
- Que signifie un score faible ?
Un score faible traduit généralement une absence de structuration autour de ces enjeux. L’économie circulaire peut être perçue comme secondaire, ou abordée de manière ponctuelle, sans vision globale.
Cela peut entraîner :
- Des actions isolées sans cohérence
- Une difficulté à mobiliser les équipes
- Un manque de visibilité sur les priorités
- Un retard face aux attentes du marché ou des partenaires
- Une prise de décision uniquement basée sur le court terme
À terme, cela peut freiner le développement de l’entreprise et limiter sa capacité à s’adapter aux évolutions du contexte économique et réglementaire.
- Pistes d’actions prioritaires
1) Formaliser une intention ou une vision
Définir une orientation simple sur l’économie circulaire (ex : réduction des déchets, amélioration des pratiques d’achat).
Exemple : une entreprise de restauration rédige une courte charte interne pour limiter le gaspillage alimentaire.
2) Désigner un référent interne
Identifier une personne en charge de suivre ces sujets, même à temps partiel.
Exemple : dans une PME de 10 salariés, le responsable administratif suit les actions liées à l’environnement.
3) Intégrer ces enjeux dans les décisions quotidiennes
Commencer à inclure des critères environnementaux ou sociaux dans les choix opérationnels.
Exemple : comparer deux fournisseurs en intégrant leur impact environnemental, pas uniquement le prix.
4) Mettre en place un point de suivi régulier
Organiser des temps d’échange (mensuels ou trimestriels) pour faire le point sur les actions.
Exemple : intégrer un point “éco-responsabilité” de 10 minutes lors des réunions d’équipe.
5) Sensibiliser la direction et les managers
Se former ou s’informer sur les enjeux de l’économie circulaire pour mieux piloter.
Exemple : participation à un webinaire ou lecture d’un guide pratique sectoriel.
- Bénéfices attendus
Mettre en place une gouvernance, même simple, permet rapidement de structurer la démarche et de gagner en efficacité.
À court terme :
- Meilleure lisibilité des priorités
- Prise de décision plus cohérente
- Début d’implication des équipes
À moyen terme :
- Gain de temps et d’efficacité dans les actions
- Amélioration de l’image de l’entreprise
- Meilleure capacité à répondre à des appels d’offres ou exigences clients
À long terme :
- Entreprise plus résiliente et adaptable
- Intégration naturelle des enjeux environnementaux dans la stratégie